"Taxidermy
est assez existentialiste, très protégé, retiré de
la vie. C'était me barricader dans une cabane en haut d'un arbre... Dans
une très petite chambre. Ne jamais laisser entrer personne, et observer,
sans prendre part, à travers la serrure, comment est la vie.
Alors
que Drink Me c'est plus (elle frappe violemment ses mains) une grande claque :
je veux me crasher en voiture, je veux rentrer dans le mur, je veux être
là, je veux sentir les os se briser dans mon corps, je veux... laisser
des empreintes dans le sable, je veux une histoire, je veux un journal, avoir
été là et ne pas juste avoir l'idée d'être là.
Il s'agit de goûter du bon vin, vous savez, de chercher le goût authentique,
de se nourrir de créatures vivantes au lieu de l'idée de la vie.
C'est de là que vient la violence de Drink Me, c'est un disque violent
mais essentiel, on a enlevé tout le superflu. Il est très réduit,
très minimaliste, brut. "